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08/02/2013

Doc Caloweb et les frères Salvador

 

En zigzagant sur les traces de Crolla dans le Paris jazz des années 35-60, il y a des rencontres ricochets qui font découvrir des personnages un peu oubliés aujourd'hui mais qui ont eu un rôle important, discret, mais réel. Ce sont quelques uns de ces sidemen des années jazz dont Doc Caloweb se souvient.

« C'est bien que tu m'aies rappelé Daidy Davis-Boyer, une sacrée bonne femme. freres_salvador6440.jpgElle était très copine avec André Salvador, un peu moins avec Henri... Il n'aimait pas qu'on lui rappelle qu'il avait un frangin. Et pas n'importe quel frangin, un grand bonhomme André... Plus personne ne sait qu'en 1935-36, c'était les frères Salvador qu'on commençait à voir dans les milieux du jazz. Et c'est les deux frangins que Django avait engagés, il avait dû les voir au Jimmy's, tous les deux, pas seulement Henri. Dans les clubs de jazz, on disait club à cette époque, c'était des endroits chics et chers, on voyait souvent cette française, Andrée Boyer, elle s'est mariée à un sax alto, Roby Davis, et Daidy, c'était Dédée prononcé façon States. Elle a beaucoup aidé les musiciens cette femme... Elle a organisé des tournées, des concerts, elle était conseillère avisée à peu près en tout...

Pour André Salvador, le frère ainé, on a quand même l'impression qu'il a pas mal inspiré son petit frère... Il avait un sacré talent, Henri, faut bien reconnaître, mais dans la musique, le génie ne nait pas du néant, il y a toujours un élément déclencheur. Si tu poses une guitare Selmer chez les pygmées, ils en feront des polyphonies de la forêt, pas du swing manouche. André Salvador, il a commencé à jouer du banjoline, vers les années 33-34, puis il est passé à la guitare jazz alto, on dira ce qu'on voudra mais quand Henri dit qu'il a découvert et appris la guitare tout seul, il pousse un peu la galéjade. T'as 15-16 ans, chez papa-maman ton ainé joue de la guitare, et tu dis que t'as tout fait tout seul... Il a dit ça dit dans sa « bio » mais 200 pages, et allégées, il en aurait fallu 150 de plus pour boucher les trous de mémoire.

Et il aurait pu aussi se souvenir qu'il avait un cousin qui était dans les premiers membres du Hot Club de France, et c'est lui qui a initié André au jazz. Celui de Django... Si tu écoutes les chansons d'Henri, vers 1947-48, il y a un album en partie guitare-voix, si tu n'as pas vu la pochette, en première écoute, tu penses à Sablon accompagné par Django en solo... Dans la chanson « St Germain des Prés ».. Même voix de crooner, comme Nat King Cole, même guitare fine et subtile... C'est très bon, il y a un vrai dialogue voix-guitare, et le son Django, qu'il le veuille ou non, alors quand Henri dit qu'il ne doit rien à Django … Il parle de Charley Christian... au lieu de Charlie Christian... ça m'énerve, ces trucs... bien sûr qu'il a joué des séries en accords, comme Charlie Christian, Django aussi l'a fait, avant qu'on connaisse Charlie... mais Henri doit être un des premiers à avoir enregistré des chansons en voix-guitare, dans ces années-là, il fallait de l'orchestre, c'est Brassens qui a imposé le genre, un ou deux ans avant, on avait refusé à Félix Leclerc...

cd_leardee_et_andre_salvador7180.jpgAndré, on l'a retrouvé dans pas mal d'aventures musicales du jazz, mais c'était un personnage riche de possibilités, pendant la guerre, il s'engage dans la résistance, sans esbrouffe, il a refusé des décorations, il avait fait son devoir et basta. Plus tard, il a été champion de tir à l'arc, ceinture noire de karaté, tu imagines ça ? En fait, on peut se demander si un type aussi bourré de talents divers a vraiment réussi sa vie … Il a joué avec des très grands, Don Byas, Bill Coleman, c'est lui qui les invite dans une émission dont il est la vedette, et malgré ça, un jour, il se tire au Québec, pas dans les rues de Montréal, mais dans la forêt des Laurentides, chez les Inuit qui lui donnent un nom de chez eux Wacapac, j'ai jamais su ce que ça voulait dire...

Etonnant comme certains ont le talent d'esquiver les chemins de la gloire, remarque, c'est comme ton Crolla, dès qu'il était reconnu dans quelque chose, il allait voir ailleurs … C'est drôle, en 47, ils ont été récompensés tous les deux, par un grand prix de l'académie du jazz pour Crolla avec Chauliac et Soudieux, en trio, avec « Crazy show » et un autre titre* et grand prix du disque pour Salvador, André, avec Ekyan, sur une compo de Lionel Hampton. « Hey ba ba rebop »… copie_de_sat916a_andre_salvador_._saturne_9160.jpg

Après ces années, il s'est mis à tourner un peu partout, beaucoup à l'étranger, je l'ai perdu de vue jusqu'en 59, quand il a fait « Paris mes amours » avec Jo Baker, tu penses bien que j'allais pas rater ça, j'étais pas dans l'orchestre, mais elle m'avait trouvé un petit boulot dans l'équipe, comme au bon vieux temps... Les petits boulots indispensables, c'était ma spécialité. Imbattable dans le genre, dégoter un banjo à 5 cordes, c'était introuvable à l'époque, une kora ou un djembé, trouver un cordonnier ou un kiné à 3 h du mat, ou le restau qui sert le riz aux haricots rouges façon New Orleans, et le jambalaya de poulet, j'étais le king… Bon, un peu rusé parfois... genre, suggérer à un des musiciens de parler du plat national, pour que tout le monde en salive d'avance, et là, qui c'est le sauveur qui connait le seul restau de Paris ouvert à minuit avec cette spécialité ? Le vieux Cab… qui avait téléphoné avant pour arranger le coup… Yep, mec, dans le spectacle, y a pas de miracle, mais du feeling, de l'astuce, du savoir-faire … et un bon carnet d'adresses. C'est une des dernières fois où j'ai vu André, après il a mené une vie de patachon à faire du sport, genre se lever aux heures où je me couche, ça facilite pas les contacts. Il a même eu un diplôme pour enseigner la natation, en Allemagne, il a été prof aussi au Québec, tu vois un peu le personnage... Un hyper actif jusqu'à la fin… 90 ans … C'est une belle vie. Toutes les fois que j'allume une clope, et c'est assez fréquent, je pense à lui, il avait composé une chanson « Si j'étais une cigarette... » il y avait ce couplet :

Si j´étais une cigarette
Tes lèvres pour mieux se griser
De mon odeur fine et discrète
Me presseraient dans un baiser
Oui mais que pourrais-je en attendre
Sinon de voir sur le tapis
Eparpillé en folles cendres
Un amour qui n´est pas compris

_andre_salvador.jpg Un amour qui n'est pas compris... des fois je me demande si ce n'est pas un peu autobiographique… va savoir ... Ce genre de personne qui virevolte dans tous les genres, on n'aime pas trop en France, Henri a vite compris, il a ciblé son domaine d'excellence, et il a mis le paquet. Avec une réussite méritée, faut pas discuter là-dessus. Mais moi, le bricolo qui papillonne, j'ai une petite préférence pour les électrons libres comme André, Henri Gougaud, le mec qui parle très bien des années cabaret a une observation très juste, « il n'a pas chanté aussi haut qu'il imaginait, mais il a chanté à l'air libre... » Ça compte ces choses dans une vie d'homme... Crolla était comme ça …

Il y a un autre point commun entre André Salvador et Crolla, dans les années 55-60, lui aussi s'est tourné vers le cinéma, mais ceci est une autre histoire... »

 

En vérifiant les dates et les notes biographiques, André et Henri Salvador sont morts tous les deux à 90 ans... Hasard ou coïncidence, ou ...

Propos recueillis par Norbert Gabriel

*l'autre titre du trio Léo Chauliac, Crolla, Soudieux, c'est « Bye bye blues »

 

Avec un peu de musique pour finir...

André Salvador "Petite fleur fanée" http://www.youtube.com/watch?v=pHROxa1sIwA

"Mambo" http://www.youtube.com/watch?v=e2z0UMqmn08

Pour Henri : "St Germain des Près" voix guitare http://www.youtube.com/watch?v=cu10Bfy3TzE

et ici dans "Syracuse", un beau guitare-voix où on le voit jouer 'sur une Di Mauro chorus'http://www.youtube.com/watch?v=tbY9ZJXdH1w

 

 

16:48 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Norbert Gabriel | Commentaires (1) | Tags : salvador, crolla, django, ekyan;chauliac, baker, norbert gabriel, doc caloweb | | |  Facebook |  Imprimer |

14/11/2012

Arthur Crudup, Suite Doc Caloweb et le rock

 

Lors de la dernière conversation, le Doc a cité une anecdote fort déplaisante, et dans le feu de la discussion, très enlevée et très énergique, le nom du principal intéressé a été oublié. Mais un lecteur érudit en matière de blues est venu à point pour compléter l'histoire. Jacques Vassal, c'est l'érudit en question, vient de publier

"LE PAYS OU NAQUIT LE BLUES"   (d'Alan LOMAX traduit par Jacques VASSAL)alan.jpg

un ouvrage de référence en la matière, nous y reviendrons prochainement.

grâce à lui, les faits sont rétablis en totalité. Voici la notice biographique d'Arthur Crudup.

arthur.jpgArthur "Big Bill" Crudup (1905-1974)

Arthur Crudup vient au blues de façon tardive puisqu'il n'apprend vraiment la guitare qu'âgé d'une trentaine d'années, ce qui ne contribuera pas à faire de lui un virtuose de l'instrument mais suffira à accompagner sa voix puissante et à composer quelques classiques du blues tel que "That's All right", "Mean Ol' Frisco Blues", "Rock Me Mama" et quelques autres.

Vers 1940, il quitte le Mississippi pour Chicago ou, après des débuts plus que difficiles, il signe et enregistre pour RCA quelques Blues et Rythm & Blues.

Au milieu des années 50, le blues rural de Crudup ne fait plus recette et il décide de retourner dans son Mississippi natal ou il se produit le soir et enregistre à l'occasion pour des labels comme Chess ou Ace.

Son nom réapparaît en minuscule en 1954 quand Elvis Presley grave pour Sun Records un version enflammé de "That's All right (Mama)" qui lui ouvrira les portes de la gloire. Presley enregistrera également "My Baby Left Me" et "So Glad You're Mine" sans que Crudup ne touche un cent de royalties, tout juste Elvis lui offrira-t-il, dans sa grande générosité, la plaque du disque d'or de "That's All right (Mama)".

Loin du succès du futur "King", Crudup continue néanmoins son chemin, quelques enregistrements inégaux et concerts dans les clubs et lors de festivals lui assurant quelques revenus qui ne l'empêcheront pas de mourir dans la misère en 1974.

Quelques disques :
- "Mean Ol' Frisco", une compilation plutôt bien faite ou des titres moins connus cotoient "Mean Ol' Frisco" ,"That's Alright"et "Rock Me Mama".

- "Complete Recorded Works", pour les inconditionnels, quatre volumes couvrant une période entre 1941 et 1954.

 Cette note biographique disponible sur le web ne précise pas que Presley a déposé, sous son nom une chanson qu'il n'avait pas composée. Ce qui était la raison de l'ire de Doc Caloweb.

 

Une précsion sur ce vol: ( par Flovia le Dim)


Crudup s’est souvent plaint que ses chansons aient rendu célèbre un "homme blanc", mais c’est surtout du fait qu’il n’a jamais perçu aucune royaltie. Pour lui, c’était non seulement une question d’argent, mais aussi de respect. Elvis Presley a semble-t-il eu quelque torts dans cette histoire, néanmoins Lester Melrose, beaucoup plus.
Arthur était en effet rémunéré de 75 à 200 $ par titre après chaque session, point final.
Pas de droits d’auteur, ni aucun pourcentage perçu sur les ventes (à l’instar de la majorité des bluesmen de l’époque!).
Lorsque John Carter s’est penché sur le sujet afin d’obtenir un statut honorable concernant les droits d’auteur d’Arthur, le décès de Melrose a fortement compliqué l’affaire, tous les droits et obligations de ce dernier ayant été revendus à un label "major".

Deux avocats se seraient succédés pour démêler l’affaire, l’épilogue, au goût amer, ayant voulu que Crudup décède dans la misère, avant d’avoir touché le moindre sou.

 

Plus d'infos ici   http://www.aupaysdublues.com/t561-arthur-crudup

21:43 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Norbert Gabriel | Commentaires (1) | Tags : blues, crudup, presley, rock | | |  Facebook |  Imprimer |

05/11/2012

Doc Caloweb, le retour ! Place aux vieux !!

Après quelques mois de silence, dans une sorte de retraite introspective spirituelle, avec le soutien de quelques spiritueux , Doc Caloweb a bien voulu reprendre la conversation. Comme on ne savait exactement où le break avait interrompu la discussion, les Rolling Stones sont arrivés pile poil pour aborder l'état du rock contemporain. Avec quelques flashes back..

« … C'est quand même ahurissant qu'on ait fait de Presley l'idpresley gros.jpgole emblématique du rock … Qu'on en fasse l'icone de l'ice cream et du beurre de cacahuètes, d'accord, mais ce fucking bastard a détourné les vraies musiques de révolte. Celles qui étaient nourries de piment de Louisiane et de jus d'alambic... au lieu de ça, on a vu les kids roses et ronds nous la jouer rebelle de quartier... sans oublier le King qui déborde de son costard à paillettes, façon Bollywood avant l'heure... 

 

chuck.jpgJe voudrais pas faire du communautarisme abusif, mais le vieux Chuck a quand même plus d'allure que ce grand benêt de Presley, et lui, Chuck Berry il a vraiment été un des inventeurs du rock, pas un copieur, ou un voleur.

 (NB j'ai dans l'idée qu'on ne va pas échapper à cette déplorable histoire de vol de musique...)

 Je t'ai raconté ? Je résume, en 1954-55, Presley découvre un blues composé en 1942 par un chanteur un peu negro, qui en a fait son tube principal, Presley le met à son répertoire, puis il voit que la chanson n'a pas de copyright, pas gêné, il la dépose à son nom, et après ça il interdit à l'auteur de la chanter et l'enregistrer, c'est pas de la crapulerie la plus dégueu ? Et le mec, l'auteur, est mort dans la misère.. Alors tu vois, même si Elvis a une voix à dépuceler les filles, moi j'ai toujours envie de lui mettre des pains dans la tronche quand je l'entends. Même s'il est mort. Et d'une façon assez pitoyable et ridicule pour un King. Mais c'est le cas de le dire, si haut que soit le trône, le King est assis sur son cul. Ou sa cuvette … Bon, ça m'énerve ces conneries, tu me demandes ce que je pense du rock en 2012? Bullshit ! Ça te va ?? A part quelques vieux qui ont encore du jus dans le moteur, on entend de ces trucs … On voit bien que ces gugusses ont été nourris au MacDo et élevés au Cocacola, c'est de l'ersatz, rien à voir avec les musiques qui sont nées dans les bayous de Louisiane, arrosées de Jim Beam, ou de quelques jus d'alambic à tuer un cheval. Ah oui, je l'ai déjà dit, alors remplace le Coca par le Tabasco et le MacDo par le poulet cajun, ou le dirty rice bien relevé, ça c'est des plats d'hommes !

tontons avec bouteille.jpg

Tu vois la scène dans les Tontons flingueurs ? Quand ils boivent leur truc « avec de la pomme » ? c'est un peu ça pour le novice... comme la sauce harissa sans préavis dans le couscous …

C'est comme ça qu'elle est née notre musique, pas dans les salons de thé avec des napperons de dentelle... J'ai pas tellement aimé le rock, il y a eu quelques grands, The Doors, Pink Floyd, ils ont fait de la musique, pas du bruit... C'est Jagger qui l'a dit, nous faisons du bruit, si vous appelez ça de la musique, c'est que vous êtes gentils... pourtant, les Rolling Stones c'est loin d'être les pires, ils connaissaient le blues eux... leur nom vient d'un blues de Muddy Waters, Rollin'stone … je crois que c'est Brian Jones qui avait trouvé le nom … je sais pas ce qu'il est devenu …

 NB Le bassiste original des Stones, Bill Wyman a dit de Jones "... Il a créé le groupe. Il a choisi les membres. Il a nommé le groupe. Il a choisi la musique qu'on jouait. Il nous a trouvé des concerts... Très influent, très important et puis il a perdu son pouvoir peu à peu - extrêmement intelligent - et il l'a gâché et tout s'est envolé" Brian Jones a quitté les Stones en 69, et il est mort un mois après, dans des circonstances un peu confuses.

 Les Beatles, oui bon, c'était de la bonne pop, et puis franchement, la révélation, ils l'ont eue en écoutant Elvis … Sans lui pas de Beatles, a dit John Lennon... qui aurait mieux fait de se taire ce jour-là … Et puis, il y a des choses qui m'ont vraiment énervé chez ces gens du rock de bazar, les mecs qui vont essayer leur guitare devant un miroir, pour voir si ça leur va bien au teint, qu'elle sonne ou pas, ils s'en tapent, t'en as même qui font leur show en fracassant leur guitare à la fin … T'imagines Paganini explosant son Stradivarius à la fin du concert ? Et je te parle pas des ahuris qui humiliaient des vrais musiciens de jazz parce qu'ils avaient l'inconscience de faire quelques accords diminués, sortis des 3 accords de base, ces crétins ne connaissaient rien de rien, suffisait que ça fasse du bruit en binaire et que ça soit pas compliqué à jouer. Mais fallait bien bouffer et payer le loyer, alors les bons jazzmen jouaient, en studio, sous pseudo, hein, qu'on aille pas les reconnaître. And shame shame shame …

Heureusement, il y a eu les Clapton, Mark Knoffler, mes préférés, les Dire Straits, voilà de mecs qui font de la musique, sans esbrouffe, mais avec un putain de swing qui t'embarque, eux ils font l'amour à la musique, ils la violent pas dans une tournante et ils te regardent pas comme un alien quand tu leur parles d'un accord de 7 ème augmenté, ou un Do 6/9...

Au départ de cette discussion, il m' était venu à l'idée de lui parler d'une anecdote marrante, mais ce fut inutile, toutefois notons-là pour la postérité. Dans un entretien on demande au leader d'un jeune groupe de french rock pourquoi il chante en anglais, il répond que la langue sonne mieux, et il illustre avec pertinence son propos :

«Prenez les Beatles, quand ils chantent I love you yeh yeh yeh, vous nous voyez chanter Je t'aime oui oui oui ? C'est ridicule... » Bin oui imbécile, c'est bien pour ça que les Beatles n'ont pas chanté « I love you yes yes yes » … Et là, on peut ajouter que ce zozo a une connaissance très limitée de l'anglais pour ne pas voir la différence entre Yes et Yé,ou Yeah… Mais comme ils chantent pour des gens qui ne comprennent pas l'anglais, surtout le leur, ça ne porte pas à conséquence. On peut aussi signaler qu'il y a eu quelques exemples d'artistes qui ont su faire sonner des musiques avec des textes costauds, comme Higelin dans BBH 75..

"Hey, je suis né dans un spasme, le ventre de ma mère a craché un noyau de jouissance et j'ai jamais perdu le goût de ça."

On dira ce qu'on voudra mais c'est d'un autre niveau qu' un autre monde où la terre serait ronde, et la lune blonde...

Mais ceci est une autre histoire … Quoi que … Il a quel âge, Jacques ? 14 ans de moins que Chuck Berry ? Gamin, va, allez place aux vieux !!!

 

 Propos recueillis par Norbert Gabriel entre deux tournées de Jim Beam, et quelques éclats de blues...

15:09 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Norbert Gabriel | Commentaires (1) | Tags : rock'd'roll, rolling stones, beatles, doc caloweb, higelin, chuck berry | | |  Facebook |  Imprimer |