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28/03/2015

5- Les années lyriques,

 

Cinquième épisode, après avoir été la p'tite qui chante, apprentie star à la conquête de Paris, Marie-Thérèse Orain découvre d'autres aspects de la vie d'artiste au féminin chantant...  Voici les années lyriques...

 

et n'oubliez pas, un coffret, un album, avec des inédits est annoncé:

http://caminoverde.com/spectacles/marie-therese-o......

 

Et puis, un jour, on m'appelle : « Jean-Albert Cartier veut vous voir. »

 

Chatelet.jpgJean-Albert Cartier était le grand patron du Théâtre Musical de Paris (le Châtelet) avec une programmation variée où se mêlent opéras, opérettes, comédies musicales, ballets, concerts et récitals, un des lieux musicaux les plus vivants de la capitale. On y produit La Vie parisienne, La Veuve joyeuse, La Chauve-Souris et La Fille de Madame Angot. On accueille des spectacles prestigieux. Des opérettes à grand succès… Luis Mariano y triompha régulièrement. Jean Guidoni aussi quelques décennies plus tard.

 Et passer de la chanson-cabaret à l'art lyrique, c'est passer des salles avec une scène de 4 m2 à une scène de 24 mètres sur 35 et 2 000 places, c'est oublier les moyens techniques comme le micro, il faut une voix…

Quand j'ai eu un message sur mon répondeur au sujet d'un rendez-vous avec Monsieur Cartier, j'ai cru à une erreur. Je rappelle, et je tombe sur la même voix que celle du message et je demande si elle ne s'est pas trompée…

- Vous êtes bien Marie-Thérèse Orain ?
- Oui.
- Monsieur Cartier m'a demandé de prendre rendez-vous avec le plus tôt possible, demain ?
 

Le lendemain, je mets mon vison – c'était le syndrome du vison, aujourd'hui c'est plutôt Crylor – j'arrive et Monsieur Cartier me reçoit à bras ouverts : « Je suis très heureux, je ne vous connais pas, mais ces jours derniers quatre personnes différentes m'ont parlé de vous ! »

 Je n'ai eu qu'à pousser la porte pour signer le contrat, il m'a fait totalement confiance, immédiatement. Il est mon parrain dans le lyrique. J'en avais marre des salles cartons à chaussures, et là, j'ai eu des scènes fabuleuses, comme le Grand Théâtre de Genève, le plus grand plateau d'Europe… Il est arrivé avec la scène lyrique ce qui n'est pas arrivé dans la chanson. Le lyrique, c'est un milieu très organisé, tous les directeurs se connaissent, ils m'ont donné de beaux rôles, de confiance, ce qui ne s'était jamais produit dans le théâtre où il faut refaire ses preuves chaque fois. Je suis arrivée par accident, un accident très heureux…

 Dans les cabarets, j'ai eu du boulot tout de suite, avec un répertoire à la portée de toutes les têtes, et avec l'étiquette Rive Gauche. Mais rien n'est jamais acquis.

 Ces accidents heureux, il faut aussi qu'ils arrivent au bon moment, ni dix minutes trop tôt, ni dix minutes trop tard.C'était pour Nono Nanette au Grand Théâtre de Nancy. Ensuite il y a eu Savary, pour La Veuve joyeuse au Châtelet. Il fallait cinq couples vedettes titulaires, et des rôles secondaires, des petits rôles. Mais ça ne s'est pas fait spontanément. Savary était venu me voir cinq fois, c'était pour un petit rôle, Pauline. Arias l'a gonflé pour me donner plus de place... sur tous ceux et celles qu'il avait vus, il en a retenu deux, et les a imposés : « Je veux Christian Asse et Marie-Thérèse Orain. » Car il y avait eu des objections de l'agent très réticent en ce qui me concernait: « Mais c'est un rôle qu'on donne à une choriste ! » - Savary : Cette femme me fait rire, je la veux !

 Ce spectacle a été diversement reçu, les mémés à frisettes étaient frustrées, pas assez de valses et de Vienne, et les modernes trouvaient que ça n'allait pas assez loin.

 

1995_Orain_Le Roi Pausole_Toulouse.JPGEnsuite, à Genève, Hugues Gall, futur directeur de l'Opéra Bastille, a été beaucoup plus audacieux... Il viré Arias, a gardé Savary. Hugues Gall, c'était un bon copain, mais il était souvent de mauvaise humeur. Dans ces cas-là, quand j'arrivais, les collègues m'envoyaient en mission : « Y a le patron qui fait la gueule, fais-le rigoler… »

C'était très différent du théâtre où c'est le plus souvent la famille des Atrides… J'ai été très heureuse dans le lyrique : plus on monte haut, plus c'est sympa. C'est comme les sportifs de haut niveau, il y a l'esprit de compétition, mais dans un bon esprit, et avec les stars, je n'étais pas une concurrente, les collègues étaient très gentilles, j'étais la bonne copine très appréciée.

 C'est aussi une discipline exigeante… le travail de la voix. J'ai eu un professeur de chant extraordinaire, expert pour sauver la voix, la faire, la bâtir, permettre d'être prête pour ces belles scènes et ces beaux rôles et les aborder avec cet enthousiasme que j'adorais voir chez Brel, Patachou, Colette Renard…Mes possibilités étaient trop limitées pour l'opéra, mais pour frimer, je pouvais quand même dire que j'étais dans du Mozart avec Prima la musica.

Ces vingt années heureuses sont autant de très belles pages dans le carnet de notes de la p'tite qui chantait au Café de Paris. Mais ce n'est pas fini …

Avant le 12 Avril, le dernier épisode avant la publication de son album "Intacte".

 

 

 

00:41 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Norbert Gabriel | Commentaires (2) | Tags : marie-thérèse orain | | |  Facebook |  Imprimer |

28/02/2015

Etre une femme qui chante

 

Quatrième épisode, après avoir été la p'tite qui chante, apprentie star à la conquête de Paris, Marie-Thérèse Orain découvre d'autres aspects de la vie d'artiste au féminin chantant...

 

et n'oubliez pas, un coffret, un album, avec des inédits est annoncé:

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24122014-1966_Orain_Omajakeno_Leonard de Selva.jpgMais le temps des cabarets n'a pas été toujours facile. Dans une vie d'artiste, si le talent est là, ce n'est pas toujours suffisant, il faut prendre en compte des critères non écrits, surtout quand on est une femme.

Quand on est une artiste femme certaines portes restent fermées...

Outre cet aspect de la question, il y a d'autres données à considérer, et Marie-Thérèse Orain analyse les choses avec lucidité. Quand elle commence à avoir un début de notoriété, c'est dans la mouvance des cabarets rive gauche, des chansons à texte, et c'est à ce moment qu'arrive la déferlante des yé-yés, le temps des copains, ces sixties que Michel Jonasz définit par :

"On les appelait les années soixante parce qu'il naissait un groupe de rock toutes les soixante secondes."

Guitariste-à-la-Banane--719x1024.jpgLes maisons de disques produisent n'importe qui faisant du simili rock look ersatz USA : " Si t'as pas une guitare électrique et un 45 tours à 20 ans, t'as raté ta vie, coco… "

Marie-Thérèse est cataloguée rive gauche, le sceau presque infamant des valeurs dépassées par les Johnny-Sylvie-Richard-Frank-Sheila-Dick-Eddy, idoles des jeunes, c'est le temps où j'ai beaucoup pleuré… dit la chanteuse rive gauche. Le temps du twist, le temps du triste qui vous fiche has-been à 25 ans.

C'est une question de timing avec l'époque, avec la mode, il faut arriver au bon moment… C'est même parfois plus important que le talent. Et puis quand on est une femme, il y a des choix à faire, accepter ou pas les opportunités horizontales. Un patron de maison de disques m'a dit en face, après avoir évalué la bête : « Votre album est très bien, mais ça ne se vendra pas. Cherchez quelqu'un qui a 30 millions (d'anciens francs) à perdre… » Voilà pourquoi je n'ai pas fait d'album… même si j'avais certains arguments. Julien Clerc, ou Bruel sont arrivés à un moment où le public désirait inconsciemment quelque chose. Il faut avoir le physique et le style qui va avec l'époque, et les relations qui permettent de s'installer.

 

En resituant ce qu'était cette époque de transition vers le marketing yé-yé, le label virtuel Rive Gauche était un vrai défi aux maisons de disques.

L'arrivée des ACI dans les années 50 avait déjà perturbé les structures en place, celles des grandes entreprises musicales ayant le contrôle de toute la chaîne de la chanson : un chanteur ayant un potentiel supposé, se voyait fournir par son employeur toute une équipe, le parolier, le compositeur, l'éditeur, le studio, le tailleur, le coiffeur... La règle était la chanson-maison mise en succès par un chanteur, suivie dans la foulée par un disque orchestre, et une version musette, car le sam'di soir après l'turbin, ou le dimanche soir, ça guinche un peu partout, et passez la monnaie. Qu'importe ce qu'on chante pourvu que ça se danse avec droits Sacem y afférents.

L'Auteur-Compositeur-Interprète , cet artiste artisan quasi autonome, c'est un pied de nez aux « marchands », et dans show-biz, il y a surtout bizness du show. Très tôt Guy Béart devient son propre producteur éditeur, d'autres suivront, Salvador, Mouloudji...

 

 Marie-Thérèse Orain était dans cette ligne artistique,dite rive gauche, et il fallut bien du talent, et de la volonté pour tailler sa route sans naufrager dans la vague yé-yé. « Le talent, c'est vouloir. » selon Jacques Brel, l'artiste majeur de mademoiselle Orain. Je sortais d'un concert de Brel trempée comme si j'avais fait le spectacle, c'était torrentiel, c'est le chanteur qui m'a le plus bouleversée. 

C'était aussi le temps où nombre de journalistes conseillaient à Brel, Brassens, Aznavour, Béart de faire chanter leurs œuvres par des vrais chanteurs. Et quand une femme arrive en auteur-compositeur-interprète, tous les moyens sont bons pour la faire taire. Nicole Louvier n'a pas pu résister au rouleau compresseur des marchands. Mais elle a contribué à ouvrir la voie à Anne Sylvestre deux ou trois ans plus tard. Au cours de cette période riche de péripéties, Marie-Thérèse Orain a souvent le sentiment d'être un papillon qu'on bride dans ses envols. Mais...

Dans une période qui n'était peut-être pas la plus enthousiasmante, quand le doute menace, arrive un de ces petits miracles qui vous sauvent la vie d'artiste. Un soir de cabaret, après le spectacle, un monsieur un peu timide s'approche : « Moi je n'y connais rien en spectacle, je suis garçon de café, mais ma femme, elle a l'œil, et ma femme, elle a dit: elle ira loin, la p'tite. » C'était peut-être écrit quand la p'tite avait 4 ans, et ce clin d'œil amical est toujours resté dans le cœur de la p'tite… C'est devenu une chanson, « Va lui dire à la p’tite », écrite et composée en 2014 pour Marie-Thérèse Orain par son amie Anne Sylvestre. Et la vie saltimbanque continue.

Depuis vingt ans Marie-Thérèse Orain a multiplié les petits rôles, au théâtre, au cinéma, ces personnages pittoresques qui éclaboussent d'un éclat de rire ou de soleil et qui donnent du peps à des comédies plus ou moins réussies. La petite bonne rigolote, la fille délurée à la langue verte et gouailleuse, c'est le bonheur des dialoguistes, la jarretelle sur le bas, le mot qui cueille le spectateur la réplique qui jubile. C'est un de ces rôles qui va ouvrir les portes d'un domaine nouveau pour la chanteuse de cabaret, l'art lyrique, les opérettes, l'opéra comique. Elle est remarquée par Jérôme Savary et Alfredo Arias, et la voici embarquée dans des années lyriques, tout à fait inattendues. Comme l'a dit Brassens, dans un autre contexte, sans technique, un don n'est qu'une sale manie. Quand passe le hasard, d'abord, il ne faut pas le rater, mais surtout, il faut être prêt. Et chaque fois Marie-Thérèse Orain était prête à attraper la queue du Mickey pour un nouvel envol.

 

les trois menestrels.jpgAnne-Sylvestre-tant-de-choses.jpgPour mon premier Bobino, je chantais depuis 3 ou 4 mois, il s'est passé ce que les jeunes d'aujourd'hui ne peuvent même pas imaginer, quand je raconte, ils doivent se demander de quel temps des diplodocus je parle...

A Bobino, on passait des auditions, avec le pianiste de fonction, des très bons musiciens, je crache mes deux chansons, et sitôt dit sitôt fait, vous faites les trois semaines de décembre, pour les fêtes. Les Trois Ménestrels étaient les têtes d'affiche, il y avait Anne Sylvestre que je connaissais depuis le Port du Salut, et pendant 3 semaines, c'était bourré comme un canon... ça s'est passé comme ça, sans piston, sans bakchich...

 

à suivre, la semaine prochaine si tout va bien...

 

18:39 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Norbert Gabriel | Commentaires (2) | Tags : marie-thérèse orain, guy béart, mouloudji, anne sylvestre | | |  Facebook |  Imprimer |

17/02/2015

Le joli temps des cabarets...

 

 Troisième épisode: tours de chant, tournées, le temps des bons copains 

et n'oubliez pas, un coffret, un album, avec des inédits est annoncé:

http://caminoverde.com/spectacles/marie-therese-orain.php...

 

21032014-1969_Orain_Ecluse_Souchon.jpgDans ces cabarets, on pouvait croiser des habitués de la course quotidienne au cachet, de scène en scène, et des débutants signés par des maisons de disques voulant tester leur impact sur le public. Mais si certains lieux avaient une exigence de spectacle sans perturbation de service, comme le Cheval d'Or, d'autres mélangeaient allègrement la polka des assiettes et des verres, et la ronde des chansons ce qui inspirera « La chanteuse » pour Marie-Thérèse Orain, et plus tard une « Complainte.. » à Maxime LeForestier. Parfois, quand une chanteuse passe dans un cabaret, il est assez fréquent que certains clients fassent une confusion entre l'attraction annoncée au programme, la chanteuse, et la distraction, en supplément implicite non inscrit sur la carte des consommations. Confusion des genres qui se produit aussi parfois dans les dîners en ville. Quand on invite la femme célibataire, celle qui a du bagou, et qui est censée faire son numéro, C'est une entraîneuse  que tu veux? - Mais non, tu es comédienne…  répond la maîtresse de maison… qui ne semble pas y voir une grande différence. Femme libre, donc libre de refuser ce qui ne lui convient pas, à tous points de vue, quitte à manquer des opportunités…

Avec Jacques Debronckart, rencontré à l'Echelle de Jacob, c'est un vrai partenariat, amical et musical. Auteur-compositeur, il écrit aussi sur mesure, « La chanteuse » c'est pour Marie-Thérèse Orain, une de ces tranches de vie d'artiste dont on pourrait dire, se non é vero é ben trovato…

Jacques traduisait exactement ce qu'on avait dans la tête, à partir d'une idée que je suggérais, il faisait du sur-mesure, et c'était un visionnaire, tous les problèmes de société d'aujourd'hui il les a chantés dans les années 65-70...

Cette écriture sur mesure, c'est exactement ce qu'il faut à une artiste qui sait faire vivre les personnages des chansons. Il ne s'agit pas de s'écouter chanter en faisant des effets de voix ou de charme sans trop s'occuper du sens pourvu qu'il y ait le son. Marie-Thérèse est de la famille des comédiens qui chantent, et qui donnent un supplément d'âme à leur art. A peu près l'antithèse des yé-yés avec leurs musiques à danser sans trop réfléchir au texte... Comme cette perle fin Août-début Juillet  qu'un parolier parola pour Johnny, et que personne ne remarqua dans la chaîne de production de la chanson. Ô temps suspends ton vol,  et refais la chronologie.

Malgré tous les avatars de « la chanteuse » , on fait la tournée, et on apprend le métier. Et Marie-Thérèse apprend vite.

Dans les cabarets de cette époque, il y avait tout de suite du boulot… Mais son répertoire et l’étiquette Rive Gauche associée la coupent de tous les grands concours populaires. J'étais trop dans le métier pour les concours, les tremplins

C'était le temps des pleurs, des matins et des soirs en souffrance…Cette chanson dite rive gauche, on lui a collé beaucoup d'étiquettes, elle dérangeait, elle contrariait les marchands du showbiz. Ce qu'en disait Moustaki dans les années 66-68 : « La chanson rive gauche est une chanson plus libre qui ne se fait pas selon le goût du public, mais qui apporte son goût au public... Elle n'est pas dictée par une pensée démagogique, c'est une minorité qui a généré un travail d'équipe ». Ça reste toujours d'actualité en 2014, la pensée musicale démagogique.

Henri-Crolla-Yves-Montan-400x341.jpgCette minorité créative a eu aussi des conséquences négatives parfois, en faisant un ghetto culturel de cette mouvance libertaire. Mais c'est aussi dans ces boites à chaussures (sic) que des orpailleurs comme Jacques Canetti découvraient les vedettes de demain. Il se dit que c'est en allant à l'Echelle de Jacob qu'Yves Montand a découvert l'auteur de « Mon pote le gitan » dont il a fait un succès. Après que Crolla ait insisté pour qu'il la prenne dans son tour de chant (témoignage Jacques Verrières)

Et c'est dans ces cabarets que les organisateurs de spectacles allaient chercher celles et ceux qui assuraient les premières parties, à la fois test pour débutants et garantie de variété pour le public en attendant la vedette qui passe après l'entr'acte. Comme dans cette tournée où Marie-Thérèse Orain et Pierre Louki font la première partie de Georges Brassens. Dans des conditions parfois houleuses.

En tournées théâtre ou music-hall, les rencontres se multiplient, les amitiés se révèlent, de beaux moments partagés qui laissent des éclats de soleil dans la mémoire, et des belles lignes dans le livre d'or virtuel.

 21032014-1976_Orain+Brassens_SSouchon2-2.jpgGeorges Brassens a écrit ce qu'on peut reprendre in extenso aujourd’hui :  Vous pensez bien mes chers amis que je ne vous conseillerais pas d’aller applaudir ma copine Marie-Thérèse Orain si le dérangement ne valait pas la peine. J’ai passé l’âge de faire des blagues et d’inciter les autres à gaspiller leur temps à des riens. La femme et l’artiste que vous découvrirez valent d’être encouragées. Réservez-leur une soirée, vous ne risquez pas la déception. Amusez-vous bien en compagnie de Marie-Thérèse Orain.

 Claude Nougaro : Laissez-moi vous dire mon admiration pour un talent qui n’emprunte rien au bluff ni aux modes, ne connaissant que les chemins de l’esprit et du cœur.

 Et Suzanne Flon :

26122014-Orain_Flon.jpg

 Il y eut d'autres très belles scènes, l'Olympia, Bobino avec Brassens en 73 et 76, puis les deux derniers en 81-82... Et aussi avec Nicole Croisille, Caussimon, Anne Sylvestre, Les Frères ennemis... J'adorais les écouter... Des amitiés et des fraternités avec les bons camarades, Bernard Haller, Alex Métayer, Serge Lama, impressionnant de détermination dès ses premières chansons .

Mais la vie d'artiste d'une femme qui chante n'est pas toujours un long fleuve tranquille, il y a des passages difficiles … Donc rendez-vous la semaine prochaine, et n'oubliez pas, c'est le 12 avril à l'Européen qu'il faut être pour le spectacle-sortie d'album, et notez ce que disait tonton Georges,

La femme et l’artiste que vous découvrirez valent d’être applaudies.

Réservez-leur une soirée, vous ne risquez pas la déception.

Amusez-vous bien en compagnie de Marie-Thérèse Orain.

 

10:13 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Norbert Gabriel | Commentaires (2) | Tags : marie-thérèse orain, cabarets, rive gauche, l'écluse | | |  Facebook |  Imprimer |